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Tout ça pour expliquer que nous étions un peu pressés (comme toujours quand on quitte nos pantoufles !) mais je tenais quand même à vérifier mes messages. C'est donc moi qui aie découvert le nom de Marc Simard parmi les récipiendaires du concours. Si vous voulez voir ce que j'ai vu et ainsi prendre connaissance des autres noms et des quelques explications, je vous invite sur le site de l'illustratrice Orbie, vous n'avez qu'à cliquer ICI. Normalement, je n'aurais pas ouvert le courriel. J'aurais plutôt appelé Marsi puisque, même avec de moins en moins d'espoir (l'annonce devant se faire le 1er mai), nous attendions encore des nouvelles. C'est Orbie, avec qui j'échangeais des courriels depuis quelques jours, qui m'a annoncé qu'elle était deuxième. Elle exultait de joie ! Quand j'ai lu le nom de Marc Simard en sixième, j'ai crié « Marc !... MARC !... MARC !... VITE !!!... Viens voir !!! ». Il était sur la mezzanine et se demandait bien qu'est-ce que j'avais à me déchaîner ainsi ! Quand il a enfin vu et lu, il était bien sûr très content ... à sa manière ; s'il a bondi, cela a été un saut à l'intérieur ! Par contre, il a vite accroché au fait qu'on le nomme « Marc Simard ». Il a tout de suite rédigé un courriel et Glénat-Québec qui, à leur tour, ont rapidement corrigé l'erreur en envoyant un deuxième courriel (mais pas à nous). Nous l'avons constaté la correction via un deuxième courriel d'Orbi qui venait ainsi d'apprendre que le fameux Marc Simard était nul autre que MARSI. Elle en était toute contente ! Au Salon du livre de Québec, en face de ces deux bédéistes, j'avais souhaité très fort qu'ils remportent tous les deux. On s'était dit combien cela serait merveilleux. Orbie vient de Gaspésie, mais c'est par son blogue que je l'ai « rencontrée ». Tandis que le jour où nous l'avons vue en Gaspésie au Café Couleurs, notre bistro de prédilection à Barachois, nous ne savions pas du tout que nous étions face à Orbie. Le recoupement s'est fait pendant le moment de la dédicace de Miam miam fléau au Salon du livre de Québec, où j'ai appris qu'elle avait entendu de MARSI par le Passe-Mot ! (voyez mon gros sourire ici). Ce qui est merveilleux dans cette expérience collective, c'est que, "prête ou pas prête" (oui, oui, ce sera prêt !), cet album à six mains sortira en fin d'année 2010. Pas de "deux ans et demi" d'attente !! Marsi a à fournir six planches (pages) en raison d'une à chaque début du mois jusqu'en août. Pour être éligible au concours, il en a soumis déjà deux, plus le synopsis (résumé) dont le thème est "Une partie de pêche". Ce mois-ci, il soumettra une page couverture. C'est Glénat/Québec qui se réserve le droit de choisir la page couverture qu'il juge adéquate parmi les six soumises par les récipiendaires. Marsi est à la coloration de ses deux premières pages présentement, ce qui devrait normalement être déjà complétée. La faute en est à son virus informatique qui lui a fait perdre ses derniers travaux, dont sa coloration. Heureusement que le dessin est exécuté à la main ! Mais il va s'en sortir, et cette fois, il se promet de ne pas travailler dans le stress de la dernière minute. Il en a marre ! Tant mieux :-) Voilà sa carrière bien engagée. Je suis comme la petite grenouille ci-dessus et je bondis et je crie YOUPI ! |
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Au Passe-Mot, mon compte-rendu a abordé le côté roman plus que celui bandes dessinées, à une exception près, Ben. D'ailleurs, je m'ennuie de Ben et Olivia, mon couple à la retraite, je n'ai même plus le temps de les visiter ces temps-ci. Du coup, ça vous donne l'indice ultime du pourquoi j'apprécie tant ce couple : leur vie tranquille, mais pas plate ! Ce juste équilibre dans l'activité, j'aime le lire faute de le vivre ! Je pénètre de plus en plus l'univers de la bande dessinée et je l'ai réalisé plus que jamais au Salon. Par l'attraction. Mes pieds se dirigeaient irrésistiblement vers le secteur bande dessinée. On peut y voir l'attraction des énergies, une force inconnue des mondes parallèles qui guide mes pas ou, plus prosaïquement, voir que cette section occupe le neuvième (art !) du Salon. Peut-être un huitième. S'y trouvent deux tribunes publiques : un espace conférence avec une cinquantaine de sièges (j'ai attrapée celle de Michel Rabagliati et Philippe Girard à la fin, j'étais déçue) et une autre avec un écran où le bédéiste invité dessine devant nous. J'ai assisté au dessin en direct de Leif Tande, c'était très amusant ! Tout le monde riait de bon cœur ! Une fois mes jambes reposées, je me promenais dans l'allée des kiosques de bandes dessinées, les yeux écarquillés, à la recherche de trésors pour mon Marsi qui, lui, était attablé à ses dédicaces au kiosque La Pastèque. Je lui ai déniché une planche imprimée, numérotée et signée Régis Loisel (le manitou de Magasin Général) représentant l'impudique fée Clochette, une revue de Québec Bazzart, numéro spécial BD, et j'ai attendu pour la superbe dédicace de Philippe Girard « Tuer Vélasquez » selon son désir. Marsi a aussi fait l'acquisition de « Jimmy et le Bigfoot » de Pascal Girard. Mon petit nombril de Pascal Colpron et le dernier et non le moindre, un superbe album carré et bleuté de 376 pages « L'origine de la vie » de Leif Tande. Marsi y a été de sa collecte de deux albums collectifs des étudiants finissants de l'EMI (École Multidisciplinaire de l'image) où Sylvain Lemay enseigne l'histoire, la sémiologie et la scénarisation de la bande dessinée. Nous en avons profité pour rapporter le collectif qu'il a dirigé Regards sur la bande dessinée aux éditions Les 400 coups. On s'est gâtés que je vous dis ! Mais la cerise sur le sundae a été ce souper La Pastèque au Bistro du Clocher penché, vécu comme une bulle en dehors du temps en compagnie des bédéistes Paul Bordeleau - Faüne, Michel Rabagliati, - Les « Paul », Leif Tande, Pascal Colpron «Mon petit nombril » et bien sûr, mon Marsi - Miam miam fléau (sorti en France cette semaine !). Je me suis passé une remarque à la suite de ce souper en égard aux cinq bébéistes autour de cette table animée : tous des hommes allumés et sensibles, ces bédéistes. De cette sensibilité qui s'explose dans la création. Délicieux souvenirs. |
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Premièrement, Marsi a participé à un concours pour bédéiste tenu par la maison d'édition Glénat Québec (Hachette). Il devait envoyer deux planches de BD et un synopsis pour le 1er avril avec pour thème « Une partie de pêche ». Et ce n'était même pas un poisson d'avril ... malgré que nous avons bien failli nous en jouer un à nous-mêmes ! Arrivés au bureau de poste 25 minutes avant la fermeture du concours, tendant notre paquet pour l'étampe en faisant foi, essoufflés, blancs et le cœur battant, nous étions à temps ! Manière de parler, puisqu'il y a une des planches qui est partie blanche. Marsi aurait bien sûr préféré avoir le temps d'y apposer de la couleur mais quant à bâcler, il a décidé de laisser le soin au receveur de l'imaginer colorée ! La première l'était, colorée, et l'encre à peine sèche. Marsi l'a retravaillée juste après l'avoir postée pour l'avoir et la voir vraiment à son goût de perfectionniste. Et après tout ce que je viens de vous révéler ; pensez-vous que Marsi a des chances de gagner ce concours? Eh bien, moi, j'y crois encore et toujours. J'y croirai jusqu'au premier mai (la réponse), parce que pour participer à des concours, il faut être d'authentiques croyants ! Passons à un autre concours. Celui-là nous occupe en gériboire ! Et c'est loin d'être terminé puisqu'il dure 10 semaines. Vous pouvez y participer, si vous tenez à voir s'envoler votre temps en fumée ! Attention, ce concours n'a rien de littéraire, rien d'esthétique, rien d'intellectuel. Il fait appel à toutes vos qualités, surtout la patience de l'acharnement. Je ne sais pas si vous écoutez la série Musée Eden à Radio-Canada, mais ces jeux en sont un produit dérivé, si je peux m'exprimer ainsi. Jusqu'à date, pas besoin d'écouter les émissions, il s'agit de savoir jouer, point. Parmi les 10 meilleurs joueurs par leur moyenne de 10 jeux sur 10 semaines sera tiré un voyage à Londres, rien de moins. Pendant les trois premières semaines (3 premiers jeux), Marsi se tenait bon premier. Cette semaine, il a pris une « débarque » (du mauvais québécois), disons plutôt qu'il a frappé son Waterloo. Mais son dernier coup de stylet n'est pas donné (ça peut se faire à la souris aussi, pour le commun des mortels). Même si vous n'avez pas commencé le premier jeu dès la première semaine, ce n'est pas grave, vous pouvez commencer maintenant. Et si vous n'avez pas l'ambition d'aller à Londres, les jeux sont très, très amusants, vous pouvez vous y adonner pour le plaisir seulement. Mais attention, le plaisir croit avec l'usage. Alors, danger. J'y joue moi aussi mais je n'ai jamais été dans les dix premières, je me démarque à mon préféré « Le compas dans l'œil » (ça fait pas mal) où je suis 27e. Autre concours, celui-là est pour vous qui aimez les babillardes dans sa définition de lettres. La chose épistolaire. J'en ai bien sûr parlé au Passe-Mot. Ce concours de la Poste restante qui, habituellement, a lieu pendant l'événement des Correspondances d'Eastman s'offre à vous avant, et je trouve que c'est une excellente idée. La lettre qui devance votre présence. La lettre qui enlève de la distance entre vous et les Correspondances d'Eastman. Les prix ont un rapport direct avec la lettre au sens large, y compris des coupons cadeaux de chez Archambault ou de beaux livres de chez Hurtubise, des cafés littéraires gratuits, le stylo laisser-passer. Et plus. Comme il s'agit d'écrire une lettre, il me semble que le syndrome de la « page blanche » se fait moins intense, il s'agit simplement de bien se représenter la personne à qui on s'adresse, et puis, hop les mots coulent vers elle. J'ai aussi organisé mon premier concours, toujours sur Le Passe-Mot. J'ai tout simplement adoré ça ! L'expérience m'a procuré un effet de tangible. J'ai senti plus que jamais que les lecteurs sont là, en vrai de vrai et aime la lecture pour vrai de vrai, que l'on n'est pas des personnages de roman ! Je m'en doutais, remarquez. Alors "BONS CONCOURS" et, surtout, amusez-vous ! Y paraît que vous aussi, vous avez toute pour .. |
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Marsi réfléchissait à sa présentation depuis quelques semaines. Perplexe par la question de l'organisatrice « désirez-vous un écran ? », il se demandait qu'est-ce qu'il avait tant à offrir ; des mots, seulement des mots ; comment arriverait-il à capter l'attention de cette jeunesse pleine de vie ? C'est une chose que de présenter un bref exposé dans une classe du primaire chauffée à bloc par le prof qui a déjà fait lire l'album (étant presqu'attendu comme un héro !) suivi d'exercices avec les enfants sur Miam miam fléau et une conférence, ce mot terrible qui appelle certains images de ronflements d'ennui confiné à son banc. Marsi a trouvé la forme que prendrait sa conférence en m'arrivant un jour avec cette idée : je vais m'auto interrogé. J'ai tout de suite imaginé Marsi sauter comme un kangourou, sortant et rentrant dans ses rôles d'interviewer, intervieweur ... J'avais des doutes, l'idée n'étant pas que la forme comique occulte le message. Mon homme est un drôle de bonhomme mais il n'est pas un humoriste de métier. « Tu n'as jamais pensé à me demander de t'interroger ? » fut ma question, « Oui, mais je ne voulais pas t'imposer ça » fut sa réponse. Marsi a préparé les questions que j'ai lues l'avant-veille et nous avons « fait semblant » de s'interviewer la veille. J'ai réalisé tout à coup qu'il serait intéressant quand Marsi parle de ses personnages qu'il puisse les dessiner sur un tableau. Nous n'avions pas pensé à le demander ... au lieu de l'écran. C'est donc quelques heures avant notre prestation, nous avons déposé notre requête sur le répondeur de l'organisatrice. Nous nous retrouvâmes sur la scène d'une chapelle, moi assise sur un tabouret haut, Marsi debout devant un tableau vert qui avait fait, non pas la guerre, mais les guerres. Il était abîmé et crevassé, à peine si nous discernions le dessin de Marsi. Nous allions donc miser sur nos mots, qu'ils soient assez bondissants pour rejoindre ces jeunes. L'interview devant le secondaire 2 a été une expérience des plus heureuses ; les jeunes gigotaient sur leur chaise, fébriles, nerveux, éveillés, nous entendions des grappes de rires et d'excellentes questions. Marsi avait augmenté son énergie, il donnait tout son jus, je l'encadrais de mes questions, ne l'animant nullement puisqu'il le faisait lui-même. Les profs ont eu des questions très pertinentes, impliquées, une très belle ambiance, nous étions contents, ce n'était pas si terrible finalement. Fort de cette expérience, il s'agissait de tout de suite enchaîner avec le secondaire 3. En partant, c'était clair que nous n'avions pas du tout affaire à la même énergie, celle-ci canalisée vers un but : ne pas avoir l'air trop intéressé. Comme j'ai tendance à foncer dans ce genre d'écran quand j'en vois un, histoire de soupeser son épaisseur, j'ai demandé qui aimerait devenir auteur de bande dessinée. Euh ... personne !! Pourtant, ils n'avaient pas encore posé la dizaine de questions pour évaluer si c'est un métier payant ! Faut dire, à leur décharge, qu'ils n'avaient pas vu l'album auparavant, encore moins lu. Marsi a eu un peu de difficulté, en partant, son énergie était plus basse, si on rajoute des réactions différentes qui sont arrivés à le déconcentrer, pour ne pas le déconcerter. De mon côté, j'ai eu la surprise de me voir m'adapter à cette énergie, faisant glisser mon humeur vers du plus « cool », me sentant tout à coup légère, comme si rien n'était grave et sérieux dans la vie. Plus détendue, j'ai osé quelques blagues pas osées mais qui ont été interprétées dans ce sens (je vous laisse deviner lequel, de la part de jeunes attaqués par un trop-plein d'hormones). Pourtant, une année de différence seulement avec le groupe précédent ! Nous avons beaucoup apprécié le respect qu'ils nous ont porté malgré que le sujet semblait les intéressés plus ou moins. La période de questions a commencé avant le signal, ce qui fut une excellente initiative de leur part. Un jeune homme s'est acharné à en poser cinq ! Un autre en a posé une qui m'a surprise, c'était la première fois que je l'entendais celle-là : « Accepteriez-vous que votre histoire soit portée en dessins animées ? ». J'ai appris les réticences de Marsi en même temps que tous. Il allait férocement surveillé comment ses personnages aillent vivre sur pellicule. À noter que les questions de l'ordre mercantile ; combien ça rapporte, en vit-on, est-ce qu'on peut se passer des maisons d'édition sont restés à l'avant-scène. On prépare son avenir en hommes d'affaires à cet âge-là ! Nous nous en sommes sortis sains et saufs et comme pour toute expérience, nous avons appris. Et probablement autant ou sinon plus que les jeunes ! |
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J'ai terminé de lire Miam Miam fléau il y a quelques jours. J'ai bien aimé. J'ai une question pour Marc : qu'y a-t-il dans le potage Gousse-Gousse de mère Crapette ? (Des gousses d'ail j'imagine! mais à part de ça ?) **** Allô Rémi,
Critique de Miam Miam Fléau dans la revue Lurelu Marsi (Marc Simard) qui a travaillé dans le domaine de l'illustration et du dessin animé, nous présente sa première incursion dans le domaine de la bande dessinée chez un éditeur reconnu pour son avant-gardisme. C'est la consternation au royaume de la Rigôle : Borbo, monstre et goûteur du roi s'est enfui. Pouette et Coco Météore, la monture la plus rapide du royaume, partent donc à sa recherche. Il faut faire vite afin que le roi ne meure pas de faim. D'autant plus que Borbo, affamé, dévaste tous les garde-mangers des royaumes avoisinants. Voici un livre dont aucun résumé, aussi fidèle soit-il, ne pourra rendre compte des qualités. Et elles sont nombreuses. Qualité du dessin d'abord. Dans un style très contemporain, un dessin très vivant au trait simple qui possède une grande clarté. Qualité de la couleur ensuite, qui vient renforcer la lisibilité du dessin tout en nuançant les différentes scènes. Et finesse de la mise en pages; par exemple, la première page pourrait servir d'exemple dans le cadre des spécificités du langage de la bande dessinée. Qualité de la langue également : un vocabulaire très riche et des dialogues savoureux. Qualité du récit et du scénario aussi : non seulement le récit est-il intéressant, mais en plus, il est très bien construit. Qualité de l'ensemble finalement, puisque le tout est plus grand que la somme de ses parties. Car la plus grande qualité de ce livre demeure le plaisir qu'il procure au lecteur. Et l'auteur n'en est qu'à sa première bande dessinée ! Signé : Sylvain Lemay, enseignant au niveau universitaire ==== Disons que Marsi s'est nourri de cette critique, et YAH !, il galope maintenant vers l'à venir.
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Pour Noël, je voulais lui faire une surprise et pour la première fois de ma vie oser lui donner une BD de mon cru. Voilà pour l'impulsion vers l'idéal mais la réalité, et son temps compté qui nous presse, s'est mal ajusté, vous allez voir. Je suis arrivé à la librairie en proie à diverses peurs ; celle que Marsi me surprenne, celle de me tromper, celle de prendre trop de temps à choisir. J'ai commencé par essayer de me laisser guider parmi le présentoir « nouveautés ». Pas le choix d'opter pour les nouveautés puisque Marsi ne tient pas d'inventaire de ses deux bibliothèques d'albums (Marsi est un lecteur BD, pas un explorateur qui tient de précieuses fiches !!). Envahie de peurs, aucune voix intuitive ne trouvait sa voie jusqu'à moi, je n'entendais donc que mon silence paniqué. J'ai donc eu l'idée géniale d'avoir recours à la libraire. Celle-ci, plus ou moins ferrée en BD, patauge autant que moi dans cette mer de couvertures colorées. Nous étions chez Raffin de la rue St-Hubert, une librairie que nous aimons beaucoup, d'autant plus que le libraire en charge des BDs est vraiment un amateur et fait donc des achats alléchants. Alors, j'ose demander s'il est là. Elle pense qu'il est là mais pense aussi qu'il est occupé. D'accord. On continue d'essayer de se débrouiller sans lui, le temps file, elle me fait des propositions que j'essaie de regarder avec les yeux de Marsi ; est-ce qu'il aimerait la ligne de ce dessinateur ? C'est surtout le dessin que j'essaie de jauger, l'histoire, c'est plus difficile sans connaître les réputations. Et je ne connais pas les réputations ... Ô secours, la réalité me rattrape, je ne connais pas les réputations et j'ai un rendez-vous avec Marsi et de plus en plus peur d'arriver bredouille, ma dernière chance d'acheter cette BD en son absence avant Noël ! Je demande si par hasard le gérant ne se serait pas tout à coup libéré depuis le temps que l'on cherche. Comme la libraire commence à se sentir dépassée par mes exigences de conjointe d'illustrateur, et comme elle est extrêmement gentille, elle va quérir mon sauveur que je vois descendre lentement les escaliers, un peu confus d'être requis pour une « urgence » cadeau !! Quand il m'aperçoit, on se reconnait, très chaleureux, il replace le client « mon cher bédéiste », m'amenant même voir 5 exemplaires de Miam miam fléau. En tant que fervent amateur, il commence par énumérer certaines propositions parmi les nouveautés, m'en parlant tout en les feuilletant, m'indiquant certains gags, les riant encore. Il me semble que Marsi est moins "gag" que longue histoire d'un trait et surtout, je ne reconnais pas ses maisons d'éditions préférées. Soudain, un éclair de génie le traverse et il m'entraîne vers un album BD en noir et blanc ... qui n'est pas là où il devrait être. Nous accourons vers St-Antoine, le patron des livres perdues, je parle bien sûr de l'ordinateur, la machine maintenant indispensable à tout libraire qui respecte la loi des déplacements mystérieux des livres. St-Antoine nous annonce que l'album est dans le magasin... mais OÙ ?! Encouragé par le fait qu'il existe entre ses murs, le libraire finit par le dégager d'une pile couchée sur une table à roulettes, le lève comme un trophée, puis le penche un peu vers moi (c'est dire combien il est grand !) ; couverture matte, dessin sophistiqué mais sobre, je lis Futoropolis, «Le fils de l'ogre », Grégory Mardon. Il déborde d'enthousiasme, l'histoire est dramatique et noire, mais extrêmement forte. Est-ce parce que j'avais l'air sceptique ou c'est plus fort que lui, il me raconte l'histoire et je deviens sûre d'au moins une chose : je ne la lirai jamais! Mais Marsi, lui ? Après voir jeté un coup d'œil aux aiguilles de ma montre, je décide que oui, définitivement, Marsi aimera ! Je me mets en ligne pour passer à la caisse, toujours aux côtés du libraire qui continue à le feuilletter revivant l'histoire un sourire satisfait sur les lèvres. Il me la remet, heureux, fier de son choix, marmonnant un « S'il y a le moindre problème ...> Je n'ai pas compris la balance de la phrase qui s'est perdue dans le creux de mon oreille mais j'imagine que c'était que nous pouvions l'échanger, que la satisfaction en cet album était garantie. Eh bien, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ; parce que nous avons retourné l'album ce vendredi. Marsi l'avait ! Et c'est ce même libraire qui le lui avait chaudement recommandé !!
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==== Crédit de l'illustration ci-haut : http://lauredelattre.over-blog.com/25-index.html |
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La Librairie Imagine, 351 boul. Samson, Laval (450-689-4624) - Localisation en cliquant ici. Parfait pour un cadeau de Noël personnalisé pour un jeune. Difficile cependant de lui faire croire que c’est le Père Noël qui l’a dédicacé ! (de toutes manières, il n’a sûrement pas autant de talent que Marsi !). Mais comme il s’adresse à 9 ans et plus, pour cet âge, le Père Noël est un papa qui a chaud sans son ensemble rouge et blanc et qui en profite pour se gaver de biscuits en embrassant la reine du foyer :-) ... |
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Le dimanche a commencé plus durement, il était un peu plus inquiet : qui va venir ? Et tout à coup, c’est personne ?! Il avait conscience que la chose était possible. D’ailleurs, la première demi-heure, cela a été le cas. Une demi-heure longue. Longue et riche en émotions. Alors imaginez la reconnaissance devant le premier qui a décidé d'acheter Miam miam parce que l’auteur était présent, il a même fait dire dans la dédicace un gros MERCI à un de ses personnages ! |
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Vous imaginez la demande ! La lire ... sous-entendu ; la lire avec du recul !!! Pas évident tout de suite. Il faudrait, genre, que je l'installe dans le fauteuil du salon et que je la lise en reculant jusqu'à la cuisine ! En mangeant une pomme. Pour oublier que je lis une bédé que j'ai vu naître, que j'ai vu se tricoter sans en oublier un fil ... phylactère, que j'ai colorée en tout mais surtout en partie avec mon cœur d'enfant, mais surtout avec photoshop. Je vais le faire pourtant, la lire. Une demande express du bédéiste, ça s'ignore pas. Si je veux mériter une dédicace dans mon album ! Un petit dessin à moi toute seule. Il est en plein là-dedans, présentement ; il dédicace à sa table à dessin sur sa mezzanine, sans file devant lui, sans impatience et bousculade. Ce sont des pré-dédicaces, il en faut, paraîtrait-il. Pendant que moi je lance des invitations de lancements, à gauche, à droite, en haut surtout. En haut, je veux dire à nos anges ! Qu'ils soient là, pour veiller. Ce lancement de Miam Miam Fléau, c'est un événement à ne pas manquer, vous savez. Nous, nous y serons. Je blague, bien sûr que nous y serons ! J'imagine même la scène dans ma tête, la salle pleine à craquer, y fait chaud de chaleur humaine, on transpire de générosité et de gaieté, les gens s'esclaffent pour rien, se lancent des « Salut vieille branche ! » en travers de la salle. Chaque personne a un exemplaire à la main, le flatte, l'admire, le re-flatte, l'admire, les enfants l'ouvrent, le lisent tout de suite, assis, couchés dans un coin. Chantal aussi, même si ce n'est pas un enfant de corps, elle en a le cœur. Ça pleure de temps en temps ... de préférence des enfants ! Et la clameur des conversations s'amplifie et Marsi, lui, dessine. Dessine. Et dessine. Quand il s'arrête, c'est pour remettre l'exemplaire dédicacé et regarder de ses yeux bons les yeux de l'autre, pour lire s'il rit, boire une gorgée de sa joie, mais surtout aiguiser son crayon. Je me vois aller le voir et l'encourager. Je me vois l'aimer en silence dans mon cœur, flamboyante de fierté de mon grand bédéiste à moi mais que ce soir-là et le reste de ma vie, je vais partager avec tous ceux qui l'aimeront. Pour vrai. Bon, c'est bien beau le sentiment là, mais j'ai une bédé à lire moi !
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Me voilà qui m'éloigne de mon sac à secrets, et il y en a qui ne seront pas contents, ils les attendent et commencent même à penser que je suis une grande parleuse mais une petite diseuse. De secrets. Allons-y gaiement alors ! J'en ai des petits, des genres de miettes de secrets, j'en ai des moyens, des moyens larges, mais j'en ai aussi des gros. Des gros gras. Le premier va être à classer dans les gros gras et je ne le dirai pas deux fois. ... Marsi a reçu sa BD. Une seule BD. En catimini. Dans le silence de sa résidence. Une seule, pas plus, pas moins, juste pour mettre tout le monde en appétit quand on la leur passe sous le nez en recommandant de retenir leur faim jusqu'au 2 septembre où les librairies seront envahies de Miam Miam Fléau. Vous êtes déçus ? C'est pas le genre de secrets que vous vous attendiez ? Bon, oké, dans ce cas, je vais en prendre un petit. Peut-être préférez-vous les petits. Si vous allez dans « Nos services », tout à côté de la Passeraile, il y a un timbre, et qui est sur ce timbre ? C'est ma tante Léona, surprise en méditation sur notre balcon. Elle est aux anges. Un autre secret anatomique ? Sous Contact, cliquez sur "Nos liens", Marsi a rajouté des mains. Roses. Ce sont mes mains. Bais oui. Un autre ? Dans Pigeon cravaté, à la première illustration de « Alice et ses hôtes », vous savez le genre de chenille turquoise, eh bien, la figure initiale est celle de Peters Sellers ... comme vous voyez, on est un peu sorti de la famille ! Un secret de La Lucarne maintenant. Il ne faut pas que je l'oublie, bien caché dans sa Lucarne, il est tout de même « toute là et bien là » cet explorateur BD. Premier secret et je vous ordonne de le vérifier, il y a 16 critiques d'écrites. Vous ne me croyez pas ? C'est à la portée de n'importe quel cliqueux curieux. Mais le secret des dieux est que l'on a oublié de prévoir un indice visuel quand il y a des critiques sous les lettres des archives (petite omission pas très grave et qui sera rétablie au retour de Maxime) mais en attendant, PG Luneau, en fier et passionné passeur qu'il est, s'organise pour lire des séries commençant par les premières lettres de l'alphabet. Parmi ses 800 à lire, il s'est dit que c'était une manière comme une autre de les sélectionner ! Le dernier maintenant. Vous ne me croirez pas mais je vais vous le dire quand même. L'illustration, toujours chez Alice et ses hôtes, « Le thé du chapelier », maniée, exécutée, dessinée, créée dans Photoshop, contient 274 niveaux (Layers).Je ne sais pas si vous vous imaginez les étages et les étages. Non ? C'est pas grave, les meilleurs secrets sont souvent ceux qui nous dépassent. Bon, assez de secrets pour ce soir ... malgré que je ne vous en ai pas laissé un seul à mon sujet ... hum, je risque de recevoir des récriminations, donc je me rends tout de suite, j'en ai un, un mini, un tout petit petit ... quand j'ai dit à Marsi que coûte que coûte, j'écrivais une chronique babillarde ce soir, il a répliqué « bais oui, ça fait longtemps... » Il le sait pas, mais ça m'a fait un gros plaisir. Comme s'il l'attendait ...
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Je suis excitée, et pas à peu près ! Fébrile aussi. Nerveuse. Tout ce qui fait que ça bouge par en-dedans ! Se sent-on jamais prêt pour la mise au monde d'une mise en ligne ? Nous aurions pris encore quelques jours, pour bien nourrir la bête. La bête et tous ces espaces en attente de nos mots, de nos images à avaler pour vous les restituer. Quand je dis, nous aurions pris encore quelques jours, c'est que plein d'images attendent d'être accrochées sur l'Agrafeur. La réserve de Marsi est belle, colorée, variée. Il y a travaillé fort, et avec énormément de plaisir, tout en pondant le support visuel du Pigeonographe. Encore hier, il dessinait des illustrations sous "Nos Services" (les miens), dont un vélo très spécial. J'espère que vous irez le voir, mais je ne vous invite pas ! Vous y invitez voudrait dire que vous n'êtes pas chez vous, que vous êtes un étranger, et pire, un étranger passager. Ici, c'est chez vous ; ouvrez, fermez, fouinez, baladez-vous, et surtout, revenez (y paraît qu'on revient toujours chez nous !) Les images, les mots vont changer à chaque jour. Je pourrais presque dire à chaque heure. Ça fait deux mois que nous sommes dans le statique ; élaborer, concevoir, dessiner, rédiger, programmer (merci Maxime !), maintenant, il faut que ça bouge ! Je vous laisse déjà, pour la raison que c'est la seule manière de vous revenir ! Et à cette prochaine, j'aimerais vous parler de ma chronique. Parler de ma chronique dans ma chronique ! Je veux devancer la question qui commencerait par « d'accord pour chronique mais... pourquoi babillarde ? » Je rêve tellement que vous me la posiez, que je ne prends pas de chance, que vous soyez occupé à lire les critiques de Luneau, ou à reluquer les dessins de Marsi, et que vous n'y pensiez pas. Parce que c'est clair comme un oeil de pigeon grand ouvert, que j'ai le goût de vous dévoiler les dessous de ce site. Oui, ses dessous et ses secrets ... babillarde que j'vous dis ! |