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Mystère... Le pigeonographe : à la pige à la page
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samedi 08 mai 2010

Marsi gagne le concours Glénat-Québec

Par Venise

Nous avons reçu une excellente nouvelle pour Marsi jeudi. En fait, je ne devais pas ouvrir mon portable avant de partir pour Sherbrooke, où nous étions attendu devant plus de 50 élèves de l'école primaire, Carillon. C'est notre filleule, Ève (12 ans) qui a initié cette rencontre. Elle a tant parlé de Miam miam fléau, s'en servant même pour une recherche, que des profs de l'école ont commencé à y prêter attention. C'est notre agente toute spéciale et très efficace !

Tout ça pour expliquer que nous étions un peu pressés (comme toujours quand on quitte nos pantoufles !) mais je tenais quand même à vérifier mes messages. C'est donc moi qui aie découvert le nom de Marc Simard parmi les récipiendaires du concours. Si vous voulez voir ce que j'ai vu et ainsi prendre connaissance des autres noms et des quelques explications, je vous invite sur le site de l'illustratrice Orbie, vous n'avez qu'à cliquer ICI.

Normalement, je n'aurais pas ouvert le courriel. J'aurais plutôt appelé Marsi puisque, même avec de moins en moins d'espoir (l'annonce devant se faire le 1er mai), nous attendions encore des nouvelles. C'est Orbie, avec qui j'échangeais des courriels depuis quelques jours, qui m'a annoncé qu'elle était deuxième. Elle exultait de joie ! Quand j'ai lu le nom de Marc Simard en sixième, j'ai crié « Marc !... MARC !... MARC !... VITE !!!... Viens voir !!! ». Il était sur la mezzanine et se demandait bien qu'est-ce que j'avais à me déchaîner ainsi ! Quand il a enfin vu et lu, il était bien sûr très content ... à sa manière ; s'il a bondi, cela a été un saut à l'intérieur ! Par contre, il a vite accroché au fait qu'on le nomme « Marc Simard ». Il a tout de suite rédigé un courriel et Glénat-Québec qui, à leur tour, ont rapidement corrigé l'erreur en envoyant un deuxième courriel (mais pas à nous). Nous l'avons constaté la correction via un deuxième courriel d'Orbi qui venait ainsi d'apprendre que le fameux Marc Simard était nul autre que MARSI. Elle en était toute contente ! Au Salon du livre de Québec, en face de ces deux bédéistes, j'avais souhaité très fort qu'ils remportent tous les deux. On s'était dit combien cela serait merveilleux. Orbie vient de Gaspésie, mais c'est par son blogue que je l'ai « rencontrée ». Tandis que le jour où nous l'avons vue en Gaspésie au Café Couleurs, notre bistro de prédilection à Barachois, nous ne savions pas du tout que nous étions face à  Orbie. Le recoupement s'est fait pendant le moment de la dédicace de Miam miam fléau au Salon du livre de Québec, où j'ai appris qu'elle avait entendu de MARSI par le Passe-Mot ! (voyez mon gros sourire ici).

Ce qui est merveilleux dans cette expérience collective, c'est que, "prête ou pas prête" (oui, oui, ce sera prêt !), cet album à six mains sortira en fin d'année 2010. Pas de "deux ans et demi" d'attente !! Marsi a à fournir six planches (pages) en raison d'une à chaque début du mois jusqu'en août. Pour être éligible au concours, il en a soumis déjà deux, plus le synopsis (résumé) dont le thème est "Une partie de pêche". Ce mois-ci, il soumettra une page couverture. C'est Glénat/Québec qui se réserve le droit de choisir la page couverture qu'il juge adéquate parmi les six soumises par les récipiendaires. Marsi est à la coloration de ses deux premières pages présentement, ce qui devrait normalement être déjà complétée. La faute en est à son virus informatique qui lui a fait perdre ses derniers travaux, dont sa coloration. Heureusement que le dessin est exécuté à la main ! Mais il va s'en sortir, et cette fois, il se promet de ne pas travailler dans le stress de la dernière minute. Il en a marre !

Tant mieux :-)

Voilà sa carrière bien engagée.

Je suis comme la petite grenouille ci-dessus et je bondis et je crie YOUPI !


dimanche 18 avril 2010

À côté du Salon

Par Venise

Ça fait déjà une semaine déjà de cette visite au Salon international du livre de Québec. La Babillarde manque de spontanéité .. ou de temps !

Au Passe-Mot, mon compte-rendu a abordé le côté roman plus que celui bandes dessinées, à une exception près, Ben. D'ailleurs, je m'ennuie de Ben et Olivia, mon couple à la retraite, je n'ai même plus le temps de les visiter ces temps-ci. Du coup, ça vous donne l'indice ultime du pourquoi j'apprécie tant ce couple : leur vie tranquille, mais pas plate ! Ce juste équilibre dans l'activité, j'aime le lire faute de le vivre !

Je pénètre de plus en plus l'univers de la bande dessinée et je l'ai réalisé plus que jamais au Salon. Par l'attraction. Mes pieds se dirigeaient irrésistiblement vers le secteur bande dessinée. On peut y voir l'attraction des énergies, une force inconnue des mondes parallèles qui guide mes pas ou, plus prosaïquement, voir que cette section occupe le neuvième (art !) du Salon. Peut-être un huitième. S'y trouvent deux tribunes publiques : un espace conférence avec une cinquantaine de sièges (j'ai attrapée celle de Michel Rabagliati et Philippe Girard à la fin, j'étais déçue) et une autre avec un écran où le bédéiste invité dessine devant nous. J'ai assisté au dessin en direct de Leif Tande, c'était très amusant ! Tout le monde riait de bon cœur !

Une fois mes jambes reposées, je me promenais dans l'allée des kiosques de bandes dessinées, les yeux écarquillés, à la recherche de trésors pour mon Marsi qui, lui, était attablé à ses dédicaces au kiosque La Pastèque. Je lui ai déniché une planche imprimée, numérotée et signée Régis Loisel (le manitou de Magasin Général) représentant l'impudique fée Clochette, une revue de Québec Bazzart, numéro spécial BD, et j'ai attendu pour la superbe dédicace de Philippe Girard « Tuer Vélasquez » selon son désir. Marsi a aussi fait l'acquisition de « Jimmy et le Bigfoot » de Pascal Girard. Mon petit nombril de Pascal Colpron et le dernier et non le moindre, un superbe album carré et bleuté de 376 pages « L'origine de la vie » de Leif Tande.

Marsi y a été de sa collecte de deux albums collectifs des étudiants finissants de l'EMI (École Multidisciplinaire de l'image) où Sylvain Lemay enseigne l'histoire, la sémiologie et la scénarisation de la bande dessinée. Nous en avons profité pour rapporter le collectif qu'il a dirigé Regards sur la bande dessinée aux éditions Les 400 coups. On s'est gâtés que je vous dis !

Mais la cerise sur le sundae a été ce souper La Pastèque au Bistro du Clocher penché, vécu comme une bulle en dehors du temps en compagnie des bédéistes Paul Bordeleau - Faüne, Michel Rabagliati, - Les « Paul », Leif Tande, Pascal Colpron «Mon petit nombril » et bien sûr, mon Marsi - Miam miam fléau (sorti en France cette semaine !).

Je me suis passé une remarque à la suite de ce souper en égard aux cinq bébéistes autour de cette table animée : tous des hommes allumés et sensibles, ces bédéistes. De cette sensibilité qui s'explose dans la création.

Délicieux souvenirs.


jeudi 08 avril 2010

Les concours, Marsi a toute pour ...

Par Venise

Vous vous rappelez des paroles de Miss Pepsi de Robert Charlebois "J'cours les concours, y paraît que j'ai toute pour ... » ?! Eh bien, je vous fais une petite babillarde sur les concours, puisque c'est un thème assez présent dans nos vies.

Premièrement, Marsi a participé à un concours pour bédéiste tenu par la maison d'édition Glénat Québec (Hachette). Il devait envoyer deux planches de BD et un synopsis pour le 1er avril avec pour thème « Une partie de pêche ». Et ce n'était même pas un poisson d'avril ... malgré que nous avons bien failli nous en jouer un à nous-mêmes ! Arrivés au bureau de poste 25 minutes avant la fermeture du concours, tendant notre paquet pour l'étampe en faisant foi, essoufflés, blancs et le cœur battant, nous étions à temps ! Manière de parler, puisqu'il y a une des planches qui est partie blanche. Marsi aurait bien sûr préféré avoir le temps d'y apposer de la couleur mais quant à bâcler, il a décidé de laisser le soin au receveur de l'imaginer colorée ! La première l'était, colorée, et l'encre à peine sèche. Marsi l'a retravaillée juste après l'avoir postée pour l'avoir et la voir vraiment à son goût de perfectionniste.

Et après tout ce que je viens de vous révéler ; pensez-vous que Marsi a des chances de gagner ce concours? Eh bien, moi, j'y crois encore et toujours. J'y croirai jusqu'au premier mai (la réponse), parce que pour participer à des concours, il faut être d'authentiques croyants !

Passons à un autre concours. Celui-là nous occupe en gériboire ! Et c'est loin d'être terminé puisqu'il dure 10 semaines. Vous pouvez y participer, si vous tenez à voir s'envoler votre temps en fumée ! Attention, ce concours n'a rien de littéraire, rien d'esthétique, rien d'intellectuel. Il fait appel à toutes vos qualités, surtout la patience de l'acharnement. Je ne sais pas si vous écoutez la série Musée Eden à Radio-Canada, mais ces jeux en sont un produit dérivé, si je peux m'exprimer ainsi. Jusqu'à date, pas besoin d'écouter les émissions, il s'agit de savoir jouer, point. Parmi les 10 meilleurs joueurs par leur moyenne de 10 jeux sur 10 semaines sera tiré un voyage à Londres, rien de moins. Pendant les trois premières semaines (3 premiers jeux), Marsi se tenait bon premier. Cette semaine, il a pris une « débarque » (du mauvais québécois), disons plutôt qu'il a frappé son Waterloo. Mais son dernier coup de stylet n'est pas donné (ça peut se faire à la souris aussi, pour le commun des mortels). Même si vous n'avez pas commencé le premier jeu dès la première semaine, ce n'est pas grave, vous pouvez commencer maintenant. Et si vous n'avez pas l'ambition d'aller à Londres, les jeux sont très, très amusants, vous pouvez vous y adonner pour le plaisir seulement. Mais attention, le plaisir croit avec l'usage. Alors, danger. J'y joue moi aussi mais je n'ai jamais été dans les dix premières, je me démarque à mon préféré « Le compas dans l'œil » (ça fait pas mal) où je suis 27e.

Autre concours, celui-là est pour vous qui aimez les babillardes dans sa définition de lettres. La chose épistolaire. J'en ai bien sûr parlé au Passe-Mot. Ce concours de la Poste restante qui, habituellement, a lieu pendant l'événement des Correspondances d'Eastman s'offre à vous avant, et je trouve que c'est une excellente idée.

La lettre qui devance votre présence. La lettre qui enlève de la distance entre vous et les Correspondances d'Eastman. Les prix ont un rapport direct avec la lettre au sens large, y compris des coupons cadeaux de chez Archambault ou de beaux livres de chez Hurtubise, des cafés littéraires gratuits, le stylo laisser-passer. Et plus. Comme il s'agit d'écrire une lettre, il me semble que le syndrome de la « page blanche » se fait moins intense, il s'agit simplement de bien se représenter la personne à qui on s'adresse, et puis, hop les mots coulent vers elle.

J'ai aussi organisé mon premier concours, toujours sur Le Passe-Mot. J'ai tout simplement adoré ça ! L'expérience m'a procuré un effet de tangible. J'ai senti plus que jamais que les lecteurs sont là, en vrai de vrai et aime la lecture pour vrai de vrai, que l'on n'est pas des personnages de roman !

Je m'en doutais, remarquez.

Alors "BONS CONCOURS" et, surtout, amusez-vous ! Y paraît que vous aussi, vous avez toute pour ..


mercredi 17 mars 2010

Marsi et Venise au secondaire 2 et 3

Par Venise

Il faut que je vous raconte. Hier, Marsi et moi avions le trac et comme toujours à ce moment-là, on se demande pourquoi s'être embarqués dans une galère pas possible. Nous étions attendus à la chapelle du collège Mont Ste-Anne à Sherbrooke devant 78 étudiants (garçons seulement) du secondaire 2 dans la première heure et du secondaire 3, l'heure suivante.

Marsi réfléchissait à sa présentation depuis quelques semaines. Perplexe par la question de l'organisatrice « désirez-vous un écran ? », il se demandait qu'est-ce qu'il avait tant à offrir ; des mots, seulement des mots ; comment arriverait-il à capter l'attention de cette jeunesse pleine de vie ? C'est une chose que de présenter un bref exposé dans une classe du primaire chauffée à bloc par le prof qui a déjà fait lire l'album (étant presqu'attendu comme un héro !) suivi d'exercices avec les enfants sur Miam miam fléau et une conférence, ce mot terrible qui appelle certains images de ronflements d'ennui confiné à son banc.

Marsi a trouvé la forme que prendrait sa conférence en m'arrivant un jour avec cette idée : je vais m'auto interrogé. J'ai tout de suite imaginé Marsi sauter comme un kangourou, sortant et rentrant dans ses rôles d'interviewer, intervieweur ... J'avais des doutes, l'idée n'étant pas que la forme comique occulte le message. Mon homme est un drôle de bonhomme mais il n'est pas un humoriste de métier. « Tu n'as jamais pensé à me demander de t'interroger ? » fut ma question, « Oui, mais je ne voulais pas t'imposer ça » fut sa réponse.

Marsi a préparé les questions que j'ai lues l'avant-veille et nous avons « fait semblant » de s'interviewer la veille. J'ai réalisé tout à coup qu'il serait intéressant quand Marsi parle de ses personnages qu'il puisse les dessiner sur un tableau. Nous n'avions pas pensé à le demander ... au lieu de l'écran. C'est donc quelques heures avant notre prestation, nous avons déposé notre requête sur le répondeur de l'organisatrice. Nous nous retrouvâmes sur la scène d'une chapelle, moi assise sur un tabouret haut, Marsi debout devant un tableau vert qui avait fait, non pas la guerre, mais les guerres. Il était abîmé et crevassé, à peine si nous discernions le dessin de Marsi. Nous allions donc miser sur nos mots, qu'ils soient assez bondissants pour rejoindre ces jeunes.

L'interview devant le secondaire 2 a été une expérience des plus heureuses ; les jeunes gigotaient sur leur chaise, fébriles, nerveux, éveillés, nous entendions des grappes de rires et d'excellentes questions. Marsi avait augmenté son énergie, il donnait tout son jus, je l'encadrais de mes questions, ne l'animant nullement puisqu'il le faisait lui-même. Les profs ont eu des questions très pertinentes, impliquées, une très belle ambiance, nous étions contents, ce n'était pas si terrible finalement.

Fort de cette expérience, il s'agissait de tout de suite enchaîner avec le secondaire 3.

En partant, c'était clair que nous n'avions pas du tout affaire à la même énergie, celle-ci canalisée vers un but : ne pas avoir l'air trop intéressé. Comme j'ai tendance à foncer dans ce genre d'écran quand j'en vois un, histoire de soupeser son épaisseur, j'ai demandé qui aimerait devenir auteur de bande dessinée. Euh ... personne !! Pourtant, ils n'avaient pas encore posé la dizaine de questions pour évaluer si c'est un métier payant ! Faut dire, à leur décharge, qu'ils n'avaient pas vu l'album auparavant, encore moins lu. Marsi a eu un peu de difficulté, en partant, son énergie était plus basse, si on rajoute des réactions différentes qui sont arrivés à le déconcentrer, pour ne pas le déconcerter. De mon côté, j'ai eu la surprise de me voir m'adapter à cette énergie, faisant glisser mon humeur vers du plus « cool », me sentant tout à coup légère, comme si rien n'était grave et sérieux dans la vie. Plus détendue, j'ai osé quelques blagues pas osées mais qui ont été interprétées dans ce sens (je vous laisse deviner lequel, de la part de jeunes attaqués par un trop-plein d'hormones). Pourtant, une année de différence seulement avec le groupe précédent !

Nous avons beaucoup apprécié le respect qu'ils nous ont porté malgré que le sujet semblait les intéressés plus ou moins. La période de questions a commencé avant le signal, ce qui fut une excellente initiative de leur part. Un jeune homme s'est acharné à en poser cinq ! Un autre en a posé une qui m'a surprise, c'était la première fois que je l'entendais celle-là : « Accepteriez-vous que votre histoire soit portée en dessins animées ? ». J'ai appris les réticences de Marsi en même temps que tous. Il allait férocement surveillé comment ses personnages aillent vivre sur pellicule. À noter que les questions de l'ordre mercantile ; combien ça rapporte, en vit-on, est-ce qu'on peut se passer des maisons d'édition sont restés à l'avant-scène. On prépare son avenir en hommes d'affaires à cet âge-là !

Nous nous en sommes sortis sains et saufs et comme pour toute expérience, nous avons appris. Et probablement autant ou sinon plus que les jeunes !


vendredi 05 février 2010

Question de mon fils à Marsi

Par Venise

Question de mon fils, Rémi :

J'ai terminé de lire Miam Miam fléau il y a quelques jours. J'ai bien aimé.

Sans entrer dans une longue critique, je dois dire que ce qui m'a impressionné c'est le vaste univers imaginaire installé dans cette BD. Et puis j'avais hâte de savoir ce qui allait arriver -- l'ayant jamais lu -- ce qui est bon signe. J'ai lu les 40 premières pages d'une traite, bien que l'ayant entamé fatigué tard dans la nuit.

J'ai une question pour Marc : qu'y a-t-il dans le potage Gousse-Gousse de mère Crapette ? (Des gousses d'ail j'imagine! mais à part de ça ?)

****

Allô Rémi,

Merci pour tes bons mots sur mon album ! C'est vraiment apprécié.

Alors, voici:

- Pas moins de six têtes d'ail grossièrement hachées
- Une bonne quantitée de bouillon de poule fait maison
- Quatre à cinq tranches de pain de ménage rôties à coeur et beurrées chaudes
- Une à deux cuillèrées de caramel bien roussi
- Une pointe de pâte de piment fort
- Deux pincées de cannelle
- Sel
- Parmesan

La veille, préparez un bon bouillon de poule selon les préceptes établis.

Pour le potage:

Faites rôtir cinq des six têtes d'ail dans une huile chaude jusqu'au rôtissement. Incorporez cet ail ainsi que piment, cannelle et sel au bouillon préalablement réchauffé. Faites mijoter une bonne demie heure à feu doux. Par la suite, rajoutez les tranches de pain ainsi que le caramel et laissez reposer quinze minutes. Mettez-y la sixième tête d'ail fraîche, couvrir et attendre le refroidissement total du plat. Lorsque vous pouvez touchez la surface de la marmite et y laisser la main sans vous brûler, c'est qu'il est temps de remettre le plat sur le feu et de réchauffer à souhait.

Servir parsemé de fines lamelles de parmesan. Bon appétit !

Extrait de « Grosse fourchette et Mère Crapette »


  Marsi 

Critique de Miam Miam Fléau dans la revue Lurelu

Marsi (Marc Simard) qui a travaillé dans le domaine de l'illustration et du dessin animé, nous présente sa première incursion dans le domaine de la bande dessinée chez un éditeur reconnu pour son avant-gardisme.

C'est la consternation au royaume de la Rigôle : Borbo, monstre et goûteur du roi s'est enfui. Pouette et Coco Météore, la monture la plus rapide du royaume, partent donc à sa recherche. Il faut faire vite afin que le roi ne meure pas de faim. D'autant plus que Borbo, affamé, dévaste tous les garde-mangers des royaumes avoisinants.

Voici un livre dont aucun résumé, aussi fidèle soit-il, ne pourra rendre compte des qualités. Et elles sont nombreuses. Qualité du dessin d'abord. Dans un style très contemporain, un dessin très vivant au trait simple qui possède une grande clarté. Qualité de la couleur ensuite, qui vient renforcer la lisibilité du dessin tout en nuançant les différentes scènes. Et finesse de la mise en pages; par exemple, la première page pourrait servir d'exemple dans le cadre des spécificités du langage de la bande dessinée. Qualité de la langue également : un vocabulaire très riche et des dialogues savoureux. Qualité du récit et du scénario aussi : non seulement le récit est-il intéressant, mais en plus, il est très bien construit. Qualité de l'ensemble finalement, puisque le tout est plus grand que la somme de ses parties. Car la plus grande qualité de ce livre demeure le plaisir qu'il procure au lecteur. Et l'auteur n'en est qu'à sa première bande dessinée !

Signé :  Sylvain Lemay, enseignant au niveau universitaire

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Disons que Marsi s'est nourri de cette critique, et YAH !, il galope maintenant vers l'à venir.

 


dimanche 10 janvier 2010

Mon premier achat BD pour Marsi

Par Venise

Je m'habitue de plus en plus à lire des livres avec des images ! C'est en écrivant cette phrase que je comprends mieux certaines appréhensions d'adulte devant la bande dessinée d'adulte. Pour plusieurs, cela a une connotation de retour en arrière, de retour à l'enfance. Pourtant, plusieurs bandes dessinées abordent des sujets sérieux, dramatiques même, d'ailleurs, Marsi en possède plein de ce genre-là.

Pour Noël, je voulais lui faire une surprise et pour la première fois de ma vie oser lui donner une BD de mon cru. Voilà pour l'impulsion vers l'idéal mais la réalité, et son temps compté qui nous presse, s'est mal ajusté, vous allez voir.

Je suis arrivé à la librairie en proie à diverses peurs ; celle que Marsi me surprenne, celle de me tromper, celle de prendre trop de temps à choisir. J'ai commencé par essayer de me laisser guider parmi le présentoir « nouveautés ». Pas le choix d'opter pour les nouveautés puisque Marsi ne tient pas d'inventaire de ses deux bibliothèques d'albums (Marsi est un lecteur BD, pas un explorateur qui tient de précieuses fiches !!). Envahie de peurs, aucune voix intuitive ne trouvait sa voie jusqu'à moi, je n'entendais donc que mon silence paniqué. J'ai donc eu l'idée géniale d'avoir recours à la libraire. Celle-ci, plus ou moins ferrée en BD, patauge autant que moi dans cette mer de couvertures colorées. Nous étions chez Raffin de la rue St-Hubert, une librairie que nous aimons beaucoup, d'autant plus que le libraire en charge des BDs est vraiment un amateur et fait donc des achats alléchants. Alors, j'ose demander s'il est là. Elle pense qu'il est là mais pense aussi qu'il est occupé. D'accord. On continue d'essayer de se débrouiller sans lui, le temps file, elle me fait des propositions que j'essaie de regarder avec les yeux de Marsi ; est-ce qu'il aimerait la ligne de ce dessinateur ? C'est surtout le dessin que j'essaie de jauger, l'histoire, c'est plus difficile sans connaître les réputations. Et je ne connais pas les réputations ... Ô secours, la réalité me rattrape, je ne connais pas les réputations et j'ai un rendez-vous avec Marsi et de plus en plus peur d'arriver bredouille, ma dernière chance d'acheter cette BD en son absence avant Noël ! Je demande si par hasard le gérant ne se serait pas tout à coup libéré depuis le temps que l'on cherche. Comme la libraire commence à se sentir dépassée par mes exigences de conjointe d'illustrateur, et comme elle est extrêmement gentille, elle va quérir mon sauveur que je vois descendre lentement les escaliers, un peu confus d'être requis pour une « urgence » cadeau !! Quand il m'aperçoit, on se reconnait, très chaleureux, il replace le client « mon cher bédéiste », m'amenant même voir 5 exemplaires de Miam miam fléau.

En tant que fervent amateur, il commence par énumérer certaines propositions parmi les nouveautés, m'en parlant tout en les feuilletant, m'indiquant certains gags, les riant encore. Il me semble que Marsi est moins "gag" que longue histoire d'un trait et surtout, je ne reconnais pas ses maisons d'éditions préférées. Soudain, un éclair de génie le traverse et il m'entraîne vers un album BD en noir et blanc ... qui n'est pas là où il devrait être. Nous accourons vers St-Antoine, le patron des livres perdues, je parle bien sûr de l'ordinateur, la machine maintenant indispensable à tout libraire qui respecte la loi des déplacements mystérieux des livres. St-Antoine nous annonce que l'album est dans le magasin... mais OÙ ?! Encouragé par le fait qu'il existe entre ses murs, le libraire finit par le dégager d'une pile couchée sur une table à roulettes, le lève comme un trophée, puis le penche un peu vers moi (c'est dire combien il est grand !) ; couverture matte, dessin sophistiqué mais sobre, je lis Futoropolis, «Le fils de l'ogre », Grégory Mardon. Il déborde d'enthousiasme, l'histoire est dramatique et noire, mais extrêmement forte. Est-ce parce que j'avais l'air sceptique ou c'est plus fort que lui, il me raconte l'histoire et je deviens sûre d'au moins une chose : je ne la lirai jamais! Mais Marsi, lui ? Après voir jeté un coup d'œil aux aiguilles de ma montre, je décide que oui, définitivement, Marsi aimera ! Je me mets en ligne pour passer à la caisse, toujours aux côtés du libraire qui continue à le feuilletter revivant l'histoire un sourire satisfait sur les lèvres. Il me la remet, heureux, fier de son choix, marmonnant un « S'il y a le moindre problème ...>

Je n'ai pas compris la balance de la phrase qui s'est perdue dans le creux de mon oreille mais j'imagine que c'était que nous pouvions l'échanger, que la satisfaction en cet album était garantie.

Eh bien, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ; parce que nous avons retourné l'album ce vendredi.

Marsi l'avait !

Et c'est ce même libraire qui le lui avait chaudement recommandé !!

Crédit de la photo de la librairie Raffin : www.les2val.blogspot.com

 


samedi 19 décembre 2009

Émus par les enfants

Par Venise

Oh là là... je viens de voir que ma dernière chronique date du 9 décembre ! Pourtant, j’ai l’impression que la Babillarde que je suis parle beaucoup. C’est fou quand même, je me suis offert cette tribune en me disant, je vais me laisser aller à jacasser de plein gré, sans trop me soucier du contenant, allant droit au contenu, et puis voilà que plus souvent qu’autrement, je fais « Silence » (les conteurs chantent parfois le silence – Fred Pellerin). Je laisse la glace prendre et suis donc obligée à chaque fois de la casser à grands coups de plume. De plume de pigeonne.

Si j’écrivais plus souvent, je n’aurais pas l’impression de toujours parler de mon fier pigeon au beau plumage, Marsi. Encore une fois, de ma plume, je survolerai sa séance de dédicaces à la Librairie Imagine à Laval. Impossible de la passer sous silence, Marsi était trop heureux de rencontrer les enfants. Plusieurs se sont présentés, quatre se sont nommés : Victor, Corinne, Étienne, Sabrina parmi les élèves de la classe de Pierre Greg, le grand explorateur BD de la Lucarne à Luneau. Ça veut dire que ces 4 jeunes d’une dizaine d’années ont sollicité leurs parents pour absolument venir chercher leur album, voir le bédéiste à l’œuvre pour une dédicace personnelle. Pourtant, ils l’ont lu puisqu’il y en a un ou deux exemplaires dans leur classe et ils avaient aussi reçu une mini dédicace sur leur carte de membre bibitte. Le cœur de Marsi était touché qu’ils soient venus expressément pour lui, les enfants l’émeuvent beaucoup.

Pendant que Marsi dessine, moi je parle, et je ne nous verrais pas vraiment changer de rôle ... À un moment donné, une dame m’a demandé de résumer l’histoire, elle voulait être certaine que ça plairait à son fils de 11 ans. J’ai commencé à la résumer, devant Corinne qui attendait sa dédicace, je me sentais attentivement écoutée, presqu’épiée, et tout à coup j’ai eu l’impression de lui voler son histoire, à son nez et à sa barbe. C’était évident qu’elle ne l’avait pas vécue de la même manière que moi, je me suis arrêté en plein milieu et lui ai demandé si elle voulait la résumer. Elle voulait, ça se lisait dans ses yeux bleus, elle voulait même très fort, mais par où commencer et surtout trop de regards insistants la dévisageaient. Sa mère lui a proposé de la lui raconter à elle. L'idée était bonne. Le cou tordu vers la gauche, les yeux dans ceux de sa mère, le corps toujours vissé à la table, elle s’est lancé. Ça nous a ému de l’entendre. Nous avons réalisé plus que jamais qu’il y a autant d’histoires que de paires d’yeux qui la lisent.

Les enfants sont émouvants parce qu’ils n’ont aucune idée qu’ils nous émeuvent.

Je termine par un prix, pas le prix de la BD mais un Prix pour la BD : Miam miam fléau de Marsi vient de remporter un prix au   World Cookbook Awards 2009 dans la catégorie Best Cookbook Illustrations - Canada French!

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Crédit de l'illustration ci-haut : http://lauredelattre.over-blog.com/25-index.html


mercredi 09 décembre 2009

Marsi au Salon du cadeau

Par Venise

Nous avons fait le Salon du Cadeau de Eastman, loué une table dans ce salon artisanal annuel. Nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre, mais nous tenions à présenter « Miam miam Fléau ». Ça a été au-delà de toutes nos espérances. Marsi qui pensait se reposer, ou prendre de l’avance dans certaines dédicaces d’albums déjà vendus, n’a pas arrêté de la fin de semaine. Et ce n’est même pas une manière de parler ! Croyez-le ou non, j’ai dû lui faire manger son sandwiche ! J’avais même peur qu’il me mange les doigts tellement il était affamé. Il était autour de 15 h faut dire avec seulement quelques bricoles dans l’estomac, réveil trop tardif pour déjeuner avant de partir. Pauvre lui, il n’a jamais eu le temps de se lever et d’aller faire la tournée des autres tables. Une artisane le taquinait, il devait être assis sur de la « crasy-glue ».

C’est sûr qu’il n’a pas perdu son habitude de gâter ses lecteurs en leur offrant une dédicace élaborée. D’ailleurs, c’était le côté « artisanal » du Salon que cette dédicace sur commande et personnalisée. Paraîtrait-il que les gens entraient dans le resto tout à côté « Les 3 grâces », chacun s’exclamant sur sa dédicace, c’est la patronne qui est venue nous le dire en personne.

J’ai eu l’occasion de réaliser jusqu’à quel point Marc a une mémoire visuelle impressionnante. Un moment donné, une jeune femme se présente devant nous, il lui déclare avec aplomb : « Je vous connais ! » Il la regardait avec un sourire en coin, tandis qu’elle cherchait, se sentait un peu mal de ne pas le reconnaître, continuant à scanner chaque cellule de son cerveau, histoire d’y repérer la bonne tranche de vie. Finalement, ils avaient étudiés ensemble, en graphisme au cegep de Sherbrooke voici 25 ans. Belle retrouvaille, elle habite maintenant Eastman. C’est pour dire !

Je ne suis pas certaine que l’on ait fait beaucoup de profit à la quantité d’objets que j’ai achetés ! Un salon du cadeau, c’est aussi un échange de cadeaux entre artisans. Je ne signifie pas par là que nous sommes restés entre artisans, j’ai été impressionné par l’achalandage. Les gens entraient régulièrement, nous étions la première table en face de la porte d’entrée, très chanceux, je vous dis. Une ambiance remplie de joie et de sérénité. Amenez-en des Salons comme ça ! D’autant plus qu’on y a vendu encore plus que dans un Salon du livre. Moins de concurrence faut dire !

Prochaine étape de dédicace pour Marsi :

La Librairie Imagine, 351 boul. Samson, Laval (450-689-4624) - Localisation en cliquant ici.
Ce samedi – 12 décembre  -  DE 13 h 30 à 16 h 00

Parfait pour un cadeau de Noël personnalisé pour un jeune. Difficile cependant de lui faire croire que c’est le Père Noël qui l’a dédicacé ! (de toutes manières, il n’a sûrement pas autant de talent que Marsi !). Mais comme il s’adresse à 9 ans et plus, pour cet âge, le Père Noël est un papa qui a chaud sans son ensemble rouge et blanc et qui en profite pour se gaver de biscuits en embrassant la reine du foyer :-) ...


dimanche 29 novembre 2009

Dans la ville du livre ou Marsi au Salon

Par Venise

Je n’aurais pas dû attendre si longtemps avant de l’écrire celle-là. Je voulais vous parler de l’expérience de Marsi à son premier Salon du livre de Montréal et j’ai l’impression que la chaleur des émotions a un peu tiédie. L’événement date pourtant d’une semaine seulement mais quand il s’agit d’émotions, on a souvent l’impression qu’elles se font tasser rapidement par les fraîches. Veux ou veux pas, c’est émotif s’exposer dans un Salon pour un auteur peu connu. S’exposer au regard ... ou non. S’exposer au regard aveugle de l’indifférence, y a rien de pire pour un artiste. À côté des auteurs courus, ça peut quasiment frôler la sensation d’échec, ou même de rejet.

Je me regarde aller et j’ai l’air de vous préparer à une catastrophe. Cela n’est pourtant pas le cas. Du tout. Marsi a eu des visiteurs et des acheteurs. Il s’en fallait de peu pour occuper trois heures de séances de dédicaces divisées en deux jours, en tenant compte qu'il y consacre environ 15 minutes chacune. Le samedi, la première journée, il était content de s’asseoir, il trouvait enfin une place juste pour lui dans cet effervescent pays du livre. On a qu’à s’imaginer des centaines de librairies dans une ville, il y en aurait à toutes les rues, à tous les coins de rues, dans toutes les ruelles, les parcs. Pour qui adore les livres, c’est presque trop. C’est un des plus grands plaisirs de Marc dans la vie ; fréquenter une librairie. À hauteur d’homme. Dans un Salon, je le vois un peu dépassé, comme si ses yeux ne pouvaient tout englober, ni sa tête, il baisse les bras et se demande où diriger ses pieds (remarquez que je viens de faire le tour de son anatomie!). Trop, c’est comme pas assez. Je l’ai dit au Passe-Mot, pour jouir d’un Salon, il faut partir avec des buts définis, un itinéraire, un schéma du Salon, tout en sachant s’ouvrir aux imprévus. Avec le même état d’esprit qu’en voyage.

Aussitôt assis derrière sa petite table en mélamine blanche avec en arrière plan un alléchant éventail de publications de La Pastèque (des gros titres et de gros noms !), il m’a dit ressentir un soulagement ; je vais me reposer. Il n’était donc pas trop nerveux. Il portait son T-shirt avec les personnages de Miam miam fléau choisis et imprimés méticuleusement par un ami, par contre, il avait enfilé une chemise à manches longues rouge bourgogne le recouvrant complètement ! Tout le portrait de mon chum, on se montre, mais on ne s’expose pas. Et surtout, on insiste d’aucune façon. D'ailleurs, une fois que tout le monde sait que je suis sa conjointe, avec un sourire en coin, il me présente comme son attachée de presse. C’est sûr que se mettre à son avantage soi-même, certains vont jusqu’à dire, se vendre, ce n’est pas évident. Ça le frappe de m’entendre le vanter et porter avec enthousiasme le meilleur de sa BD, louant sa démarche de perfectionniste.

Donc, le samedi s’est déroulé quasiment à la perfection avec l’arrivée régulière d’une personne à la fois. Marc ne se souvient plus si cela a été 4 ou 5 (je n’ai pas compté puisque je l’ai quitté pour aller butiner). Quand je suis revenue, il n’avait pas terminé sa dernière, il a dû laisser sa place aux bédéistes, auteurs de Red Ketchup et continuer sa dédicace près de la caisse. Quand un des éditeurs retire ton nom au-dessus de ta tête et qu’il y a déjà une file pour le prochain ... ça remet l’égo d’aplomb ! La même situation s’est présentée dimanche, la file a commencé encore plus tôt, attendant le père des Paul, Michel Rabagliati.

Le dimanche a commencé plus durement, il était un peu plus inquiet : qui va venir ? Et tout à coup, c’est personne ?! Il avait conscience que la chose était possible. D’ailleurs, la première demi-heure, cela a été le cas. Une demi-heure longue. Longue et riche en émotions. Alors imaginez la reconnaissance devant le premier qui a décidé d'acheter Miam miam parce que l’auteur était présent, il a même fait dire dans la dédicace un gros MERCI à un de ses personnages ! 

J’ai maintenant plus conscience que jamais que le Salon du livre est une leçon d’humilité pour les auteurs à leur début et même, malheureusement, pour certains moins populaires même après plusieurs publications. Ça aide d’être connu avant d’être publié !!!

Il faut être fait fort et aimer ce que l’on fait pour revenir à la maison et continuer son travail, si ce n’est dans la célébrité avec célérité, et mon Marsi est fait très, très fort. Et je suis certaine qu’un jour, quand on découvrira toutes les facettes de son immense talent, parce que Miam miam fléau n'est qu'un aperçu de ses milles possibilités, on ne pourra plus dire que c’est parce que je suis son ange blond que je l’affirme sans l’ombre d’un doute.


dimanche 06 septembre 2009

Suite du "Lis-la"

Par Venise

yah__237_01La babillarde ne se pouvait plus, pensant même rajouter des heures aux « 24 » d’usage courant pour enfin répondre à la question qui m’a été posée pendant le lancement de Miam miam Fléau (voir Marsi n’est plus un drôle d’oiseau et C’est un marsien pour ses détails).

Des fidèles du Pigeonographe m’ont fait remarquer que je n’avais pas donné de suite à mon « Lis-la ». À cette remarque bien judicieuse, j’ai laissé tombée un « Misère, c’est bien vrai ! ». Pourtant, il y en a bien une, une suite. Premièrement, je l’ai lue le lendemain même de la chronique, ne serait-ce que parce que talonnée par l’auteur lui-même, je ne pouvais y échapper !!! Non pas que je n’eusse voulu tant point la lire (!), mais j’avais tant l’impression que cela n’apporterait rien puisque je l’avais tellement dans la tête, au bout des yeux, des doigts même !

Nenni, que je me suis trompé ! La sensation de tenir l’album et d’enfin le lire sans interruption et à loisir, laissant le temps se glisser entre chaque case pour la mieux voir et l’entendre dans ma tête est une retrouvaille mais tout autant, une trouvaille. J’y ai découvert du nouveau, atteignant un sommet me donnant cette vue d’ensemble qu’il me manquait tant ! Enfin le patchwork ou la mosaïque des bulles et des personnages se tenaient en un couvre-pied drapant le lit et rehaussant la chambre. Je sais, je sais, c’est un commentaire très peu bédéphile ! Tentons de l’être plus, bédéphile, quitte à passer pour une « déjà vendue », mais très sincèrement, j’ai trouvé que l’histoire se tenait plus encore que je ne le croyais. Je lui ai trouvée plusieurs niveaux d’où s’infiltraient certains traits grinçants dans une légèreté de ton qui m’a fait penser à de la crème fouettée, si légère, qu’elle s’avale rapidement et dans la gourmandise mais qui n’en perd pas pour autant sa consistance riche en gras naturel.

Cela m’a même donné le goût de la relire. Oui, oui ! C’est absolument nécessaire pour ne plus voir du tout les ficelles. Les coulisses. Les fils électriques derrière le mur fraîchement plâtré. Ne plus voir le travail quoi ! C’est un travail de ne plus le voir ! Disons, une attitude à cultiver.

Marsi, le père spirituel de Coco Météore et Pouette a fait de même et est arrivé à la lire deux fois domptant son œil à la voir en neuf. Il semble y arriver, ce qui est extraordinaire en soi. J’avoue que son avis si critique face à ce qu’il fait habituellement me faisait entendre d’avance ses tragiques désolations pour de petits détails. Malgré son appréciation satisfaite, il ne part pas du tout avec l’idée que les autres vont nécessairement aimer. Alors là, pas du tout. Rien n’est acquis pour lui et chaque commentaire positif, ou négatif, est accueilli avec l’ouverture qui le caractérise. Il y a des commentaires qui ont commencé à rentrer via les coulisses des courriels et il s’en nourrit. Évidemment, il s’attends à des critiques négatives aussi, il trouverait probablement suspect de ne jamais en recevoir ! C’est qu’il les a interrogé lui-même, se disant combien telle ou telle option pourrait être prise comme une erreur.

Il est difficile pour un perfectionniste d’arriver à voir un produit parfait. De toutes manières, toute option en éliminant une autre, la perfection n’est pas de ce monde. Et ça serait plate à mort ... imaginons-nous tous parfaits ! L’imperfection est la couleur de la vie.

À bientôt ... promis !!!


mercredi 26 août 2009

Lis-la !

Par Venise

miam_phylactre_110Marsi, mon chum bédéiste m'a posé une grosse question aujourd'hui : « As-tu lu Miam Miam Fléau depuis qu'elle est imprimée ? ». J'ai commencé par dire « oui » et puis, j'ai eu des doutes. Je pense que non finalement. En parties, je l'ai lue en parties. C'est pas assez la lire en parties, on l'a déjà assez lue en parties. C'est vrai qu'on l'a travaillée en pièces détachées, en mots pis en petits carreaux, l'heure est à l'enfilade ininterrompue des cases. Il me l'a placée entre les mains et a dit « Lis-la ».

Vous imaginez la demande ! La lire ... sous-entendu ; la lire avec du recul !!! Pas évident tout de suite. Il faudrait, genre, que je l'installe dans le fauteuil du salon et que je la lise en reculant jusqu'à la cuisine ! En mangeant une pomme. Pour oublier que je lis une bédé que j'ai vu naître, que j'ai vu se tricoter sans en oublier un fil ... phylactère, que j'ai colorée en tout mais surtout en partie avec mon cœur d'enfant, mais surtout avec photoshop.

Je vais le faire pourtant, la lire. Une demande express du bédéiste, ça s'ignore pas. Si je veux mériter une dédicace dans mon album ! Un petit dessin à moi toute seule. Il est en plein là-dedans, présentement ; il dédicace à sa table à dessin sur sa mezzanine, sans file devant lui, sans impatience et bousculade. Ce sont des pré-dédicaces, il en faut, paraîtrait-il. Pendant que moi je lance des invitations de lancements, à gauche, à droite, en haut surtout. En haut, je veux dire à nos anges ! Qu'ils soient là, pour veiller.

Ce lancement de Miam Miam Fléau, c'est un événement à ne pas manquer, vous savez. Nous, nous y serons. Je blague, bien sûr que nous y serons ! J'imagine même la scène dans ma tête, la salle pleine à craquer, y fait chaud de chaleur humaine, on transpire de générosité et de gaieté, les gens s'esclaffent pour rien, se lancent des « Salut vieille branche ! » en travers de la salle. Chaque personne a un exemplaire à la main, le flatte, l'admire, le re-flatte, l'admire, les enfants l'ouvrent, le lisent tout de suite, assis, couchés dans un coin. Chantal aussi, même si ce n'est pas un enfant de corps, elle en a le cœur. Ça pleure de temps en temps ... de préférence des enfants ! Et la clameur des conversations s'amplifie et Marsi, lui, dessine. Dessine. Et dessine. Quand il s'arrête, c'est pour remettre l'exemplaire dédicacé et regarder de ses yeux bons les yeux de l'autre, pour lire s'il rit, boire une gorgée de sa joie, mais surtout aiguiser son crayon. Je me vois aller le voir et l'encourager. Je me vois l'aimer en silence dans mon cœur, flamboyante de fierté de mon grand bédéiste à moi mais que ce soir-là et le reste de ma vie, je vais partager avec tous ceux qui l'aimeront. Pour vrai.

Bon, c'est bien beau le sentiment là, mais j'ai une bédé à lire moi !

 


samedi 15 août 2009

Venise et Marsi en Gaspésie

Par Venise

agates_116Aucune conscience de quel jour on est, le symptôme par excellence des vacances ! Décrocher du temps et des habitudes ... pour en reprendre d’autres ! Toutes nos habitudes tournent autour de l’agate, faut le faire quand même ! Arrivés à Nouvelle, nous avons couché dans un presbytère À l’abri du clocher dans la chambre de Monseigneur. Le lendemain, dès 10 h 00, direction d’une plage secrète côtoyant celle du Parc de Miguasha. Plage anti-touriste : pas de toilette, pas d’ombre ni d’ombrelle, et encore moins de banc. Des troncs d’arbre si vraiment vous n’en pouvez plus d’être debout. Marc, lui, vit penché. Drôle de numéro, vous dites-vous. C’est vrai. Et que j’aurais aimé vous le montrer dans plusieurs positions de cueillette, mais en tant que nouveaux propriétaires d’un appareil photo numérique, nous avons oublié le fil pour transférer les photos sur mon ordi. Alors, promis, les images au retour! Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque de vous les montrer ces photos. Comme aujourd’hui, sur la plage de l’Anse-à-Beaufils, je me suis amusée comme une petite folle. Marc n’en revenait pas, j’ai réussi à décharger les piles.

À la Vieille Usine, je m’installe avec mon portable sur un sofa dans une vaste salle d’exposition qui sert aussi de hall à la salle de spectacle. Hier, très concentrée sur mon travail, suant sur mon commentaire de lecture de Matamore no 29, j’entendais une pratique avec des musiciens, je trouvais qu’il y en avait un qui avait la voix de Daniel Lavoie. Normal, il y donnait un spectacle en soirée, ce que j’ai fini par apprendre ! Il est sûrement passé à côté de moi au moins deux fois pour entrer et sortir mais une fille à l’ouvrage, c’est une fille à l’ouvrage. Je relève la tête quand on me demande un renseignement, ce qui est chose courante, on me prend pour quelqu’un de la place. C’est presque vrai !

Aujourd’hui, nous avons couru après la Pit Caribou, une bière fabriquée toute à côté de La vieille Usine. Nous sommes allés frapper à leur porte, c’était assez mort, nous avons lu une petite pâlotte pancarte : « épuisement des stocks ». Coudon ! Ils en ont dans les restos pourtant ! Nous sommes allés en boire une à la Vieille Usine et le serveur nous a expliqué que la Pit Caribou est dépassée par son succès. Ils ont rajouté la blanche cette année, une laiteuse assez bonne merci. N’allez pas croire que je suis friande de bière, j’aime un peu la blanche, et cette blanche-là un peu plus qu’un peu. Marc, lui, l’adore et il voulait en apporter aux amis puisque vous vous doutez bien qu’elle n’est pas distribuée bien loin, même pas dans toute la Gaspésie. Nous avons aussi appris qu’il n’y avait qu’une cuve de brassage et trois employés, ils brassent donc une seule bière à la fois. Je me suis dit qu’il n’y avait pas que les stocks qui devaient être épuisés ! On nous a rassurés, ils vont prendre de l’expansion. Pendant l’hiver j’imagine. À Percé, tout prend de l’expansion en hiver. C’est à cette saison morte que tous les habitants travaillent à l’amélioration, pendant que la visite vient pas de peur d’attraper le rhume (s’cusez ... je babille et n’oubliez pas que j’ai bu une blanche). 

Bon, où en étais-je ? Demain, c’est Barachois. Nous arpenterons un barachois au village Barachois, à côté de Coin du banc. Nous dînerons au Café Couleur, absolument délicieux, recettes des ancêtres mis au goût du jour et à un prix moins « commercial » qu’à Percé même.

Ah oui, j’oubliais complètement de vous dire j’ai pris une mouette pour Marsi aujourd’hui. Il était vêtu de vêtements assez pâles et comme la plage est ultra longue et que l’on avait oublié les walkie-talkie à la chambre, je voyais un point blanc au loin, j’ai pensé que c’était lui ... jusqu’à un certain moment évidemment. J’ai demandé à un autre cueilleur s’il avait vu Marc, le décrivant comme un cueilleur et il m’a montré une agate assez grosse. J’ai fini par être capable de couper court à la conversation (pas évident tout le monde est babillard ici !) pour retrouver mon mari avant que je crois qu’il ait été emporté par une forte vague. J’ai refait le chemin en sens inverse et cette fois je l’ai aperçu faisant corps avec le sable. Il était temps qu’on aille dîné au casse-croute de l’Anse que je réfère à tout le monde. Si vous allez à Percé et qu’après deux ou trois buffets au homard, vous voulez manger du poisson mais à prix plus qu’abordable, c’est là qu’il faut aller. Je suis jamais tombé sur un plat raté ou moins bon et tous les desserts sont fait maison.

Bon, assez babillé moi là !

À la prochaine !


samedi 11 juillet 2009

Mon sac à secrets

Par Venise

trouserrure_117Il est à peu près temps que je tienne mes promesses de babillarde en vous dévoilant quelques secrets. J'espère qu'ils ne tomberont pas dans l'oreille de sourds et de muets. Parce que des secrets, c'est fait pour être divulgués, surtout là où il y a des pigeons en abondance. C'est une règle. Et je viens de l'inventer. Les paniers percés, ce n'est pas défendu au Pigeonographe, puisqu'il n'y a aucun gendarme, ni même d'aubergine qui donne des contraventions, seulement de la police presque obligatoirement Arial.

Me voilà qui m'éloigne de mon sac à secrets, et il y en a qui ne seront pas contents, ils les attendent et commencent même à penser que je suis une grande parleuse mais une petite diseuse. De secrets.

Allons-y gaiement alors ! J'en ai des petits, des genres de miettes de secrets, j'en ai des moyens, des moyens larges, mais j'en ai aussi des gros. Des gros gras. Le premier va être à classer dans les gros gras et je ne le dirai pas deux fois.

... Marsi a reçu sa BD. Une seule BD. En catimini. Dans le silence de sa résidence. Une seule, pas plus, pas moins, juste pour mettre tout le monde en appétit quand on la leur passe sous le nez en recommandant de retenir leur faim jusqu'au 2 septembre où les librairies seront envahies de Miam Miam Fléau.

Vous êtes déçus ? C'est pas le genre de secrets que vous vous attendiez ? Bon, oké, dans ce cas, je vais en prendre un petit. Peut-être préférez-vous les petits. Si vous allez dans « Nos services », tout à côté de la Passeraile, il y a un timbre, et qui est sur ce timbre ? C'est ma tante Léona, surprise en méditation sur notre balcon. Elle est aux anges. Un autre secret anatomique ? Sous Contact, cliquez sur "Nos liens", Marsi a rajouté des mains. Roses. Ce sont mes mains. Bais oui. Un autre ? Dans Pigeon cravaté, à la première illustration de « Alice et ses hôtes », vous savez le genre de chenille turquoise, eh bien, la figure initiale est celle de Peters Sellers ... comme vous voyez, on est un peu sorti de la famille !

Un secret de La Lucarne maintenant. Il ne faut pas que je l'oublie, bien caché dans sa Lucarne, il est tout de même « toute là et bien là » cet explorateur BD. Premier secret et je vous ordonne de le vérifier, il y a 16 critiques d'écrites. Vous ne me croyez pas ? C'est à la portée de n'importe quel cliqueux curieux. Mais le secret des dieux est que l'on a oublié de prévoir un indice visuel quand il y a des critiques sous les lettres des archives (petite omission pas très grave et qui sera rétablie au retour de Maxime) mais en attendant, PG Luneau, en fier et passionné passeur qu'il est, s'organise pour lire des séries commençant par les premières lettres de l'alphabet. Parmi ses 800 à lire, il s'est dit que c'était une manière comme une autre de les sélectionner !

Le dernier maintenant. Vous ne me croirez pas mais je vais vous le dire quand même. L'illustration, toujours chez Alice et ses hôtes, « Le thé du chapelier », maniée, exécutée, dessinée, créée dans Photoshop, contient 274 niveaux (Layers).Je ne sais pas si vous vous imaginez les étages et les étages. Non ? C'est pas grave, les meilleurs secrets sont souvent ceux qui nous dépassent.

Bon, assez de secrets pour ce soir ... malgré que je ne vous en ai pas laissé un seul à mon sujet ... hum, je risque de recevoir des récriminations, donc je me rends tout de suite, j'en ai un, un mini, un tout petit petit ... quand j'ai dit à Marsi que coûte que coûte, j'écrivais une chronique babillarde ce soir, il a répliqué « bais oui, ça fait longtemps... » Il le sait pas, mais ça m'a fait un gros plaisir. Comme s'il l'attendait ...

 

 


mardi 30 juin 2009

Bienvenue !

Par Venise

Je suis excitée, et pas à peu près ! Fébrile aussi. Nerveuse. Tout ce qui fait que ça bouge par en-dedans !

Se sent-on jamais prêt pour la mise au monde d'une mise en ligne ? Nous aurions pris encore quelques jours, pour bien nourrir la bête. La bête et tous ces espaces en attente de nos mots, de nos images à avaler pour vous les restituer.

Quand je dis, nous aurions pris encore quelques jours, c'est que plein d'images attendent d'être accrochées sur l'Agrafeur. La réserve de Marsi est belle, colorée, variée. Il y a travaillé fort, et avec énormément de plaisir, tout en pondant le support visuel du Pigeonographe. Encore hier, il dessinait des illustrations sous "Nos Services" (les miens), dont un vélo très spécial. J'espère que vous irez le voir, mais je ne vous invite pas ! Vous y invitez voudrait dire que vous n'êtes pas chez vous, que vous êtes un étranger, et pire, un étranger passager. Ici, c'est chez vous ; ouvrez, fermez, fouinez, baladez-vous, et surtout, revenez (y paraît qu'on revient toujours chez nous !) Les images, les mots vont changer à chaque jour. Je pourrais presque dire à chaque heure. Ça fait deux mois que nous sommes dans le statique ; élaborer, concevoir, dessiner, rédiger, programmer (merci Maxime !), maintenant, il faut que ça bouge !

Je vous laisse déjà, pour la raison que c'est la seule manière de vous revenir ! Et à cette prochaine, j'aimerais vous parler de ma chronique. Parler de ma chronique dans ma chronique ! Je veux devancer la question qui commencerait par « d'accord pour chronique mais... pourquoi babillarde ? » Je rêve tellement que vous me la posiez, que je ne prends pas de chance, que vous soyez occupé à lire les critiques de Luneau, ou à reluquer les dessins de Marsi, et que vous n'y pensiez pas. Parce que c'est clair comme un oeil de pigeon grand ouvert, que j'ai le goût de vous dévoiler les dessous de ce site.

Oui, ses dessous et ses secrets ... babillarde que j'vous dis !


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