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dimanche 06 septembre 2009

Suite du "Lis-la"

Par Venise

yah__237_01La babillarde ne se pouvait plus, pensant même rajouter des heures aux « 24 » d’usage courant pour enfin répondre à la question qui m’a été posée pendant le lancement de Miam miam Fléau (voir Marsi n’est plus un drôle d’oiseau et C’est un marsien pour ses détails).

Des fidèles du Pigeonographe m’ont fait remarquer que je n’avais pas donné de suite à mon « Lis-la ». À cette remarque bien judicieuse, j’ai laissé tombée un « Misère, c’est bien vrai ! ». Pourtant, il y en a bien une, une suite. Premièrement, je l’ai lue le lendemain même de la chronique, ne serait-ce que parce que talonnée par l’auteur lui-même, je ne pouvais y échapper !!! Non pas que je n’eusse voulu tant point la lire (!), mais j’avais tant l’impression que cela n’apporterait rien puisque je l’avais tellement dans la tête, au bout des yeux, des doigts même !

Nenni, que je me suis trompé ! La sensation de tenir l’album et d’enfin le lire sans interruption et à loisir, laissant le temps se glisser entre chaque case pour la mieux voir et l’entendre dans ma tête est une retrouvaille mais tout autant, une trouvaille. J’y ai découvert du nouveau, atteignant un sommet me donnant cette vue d’ensemble qu’il me manquait tant ! Enfin le patchwork ou la mosaïque des bulles et des personnages se tenaient en un couvre-pied drapant le lit et rehaussant la chambre. Je sais, je sais, c’est un commentaire très peu bédéphile ! Tentons de l’être plus, bédéphile, quitte à passer pour une « déjà vendue », mais très sincèrement, j’ai trouvé que l’histoire se tenait plus encore que je ne le croyais. Je lui ai trouvée plusieurs niveaux d’où s’infiltraient certains traits grinçants dans une légèreté de ton qui m’a fait penser à de la crème fouettée, si légère, qu’elle s’avale rapidement et dans la gourmandise mais qui n’en perd pas pour autant sa consistance riche en gras naturel.

Cela m’a même donné le goût de la relire. Oui, oui ! C’est absolument nécessaire pour ne plus voir du tout les ficelles. Les coulisses. Les fils électriques derrière le mur fraîchement plâtré. Ne plus voir le travail quoi ! C’est un travail de ne plus le voir ! Disons, une attitude à cultiver.

Marsi, le père spirituel de Coco Météore et Pouette a fait de même et est arrivé à la lire deux fois domptant son œil à la voir en neuf. Il semble y arriver, ce qui est extraordinaire en soi. J’avoue que son avis si critique face à ce qu’il fait habituellement me faisait entendre d’avance ses tragiques désolations pour de petits détails. Malgré son appréciation satisfaite, il ne part pas du tout avec l’idée que les autres vont nécessairement aimer. Alors là, pas du tout. Rien n’est acquis pour lui et chaque commentaire positif, ou négatif, est accueilli avec l’ouverture qui le caractérise. Il y a des commentaires qui ont commencé à rentrer via les coulisses des courriels et il s’en nourrit. Évidemment, il s’attends à des critiques négatives aussi, il trouverait probablement suspect de ne jamais en recevoir ! C’est qu’il les a interrogé lui-même, se disant combien telle ou telle option pourrait être prise comme une erreur.

Il est difficile pour un perfectionniste d’arriver à voir un produit parfait. De toutes manières, toute option en éliminant une autre, la perfection n’est pas de ce monde. Et ça serait plate à mort ... imaginons-nous tous parfaits ! L’imperfection est la couleur de la vie.

À bientôt ... promis !!!

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"Des fidèles du Pigeonographe" [...], ça fait plaisir de lire cette expression là! Bon sinon, je suis pas sûr que je vais être capable de me retenir d'aller acheter mon exemplaire très très longtemps avec tout ça moi!
Rédigé par Maxime le mercredi 14 octobre 2009 à 12:44


Ce mot est très juste Venise. Merci de me comprendre et de me soutenir. Honnêtement, ces jours-ci, on dirait que je préfèrerais avoir le nez collé sur les plages gaspésiennes.
Rédigé par Marsi le dimanche 06 septembre 2009 à 21:02


J'aime beaucoup l'analogie de la courte-pointe en patchwork, et je la trouve suffisamment judicieuse pour très bien cadrer au vocabulaire bédéesque, quoi que tu en penses!! Ton allusion à la relecture qui sert à effacer... ou plutôt oublier... le travail qui se cache derrière l'oeuvre, comme les fils électriques cachés derrière le mur plâtré, est aussi une belle image. Bravo! J'ai bien hâte, à mon tour, de m'y plonger à tête reposée... sitôt que j'aurai terminé les quelques albums que j'avais déjà d'entammés!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 06 septembre 2009 à 16:49


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